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Université de Caen Basse-Normandie : En tête de la formation supérieure

5 05 2009

Couv_4pages_Universit__.jpgAvec 24 336 étudiants représentant 67% des publics post-bac de l’Académie, l’Université est le premier acteur de la formation supérieure en Basse-Normandie. La qualité de son enseignement, attaché à la recherche, connecté à son environnement  socio-économique, en font un opérateur de formation ouvert, réactif et moderne.


Interview Josette Travert, présidente de l’Université de Caen Basse-Normandie | Chiffres : 24 336 étudiants

Interview Josette Travert, présidente de l’Université de Caen Basse-Normandie
edito_Travert.jpg” Une formation adossée à la recherche ”
Comment se positionne l’université en tant qu’acteur de formation sur son territoire ?
L’université est un acteur majeur de l’enseignement supérieur en Basse-Normandie par ses 24 000 étudiants et par la qualité et la pluridisciplinarité de son offre de formation. De la licence au doctorat, elle propose des formations généralistes et professionnalisantes, des formations d’ingénieurs, sans oublier les médecins, pharmaciens et enseignants. A partir du campus ” historique ” de Caen, elle s’est développée sur l’agglomération et dans 5 antennes qui maillent le territoire régional (Cherbourg, Alençon, Saint-Lô, Lisieux et Vire). Les collectivités, avec lesquelles elle entretient des relations dynamiques, ont accompagné cet essaimage qui renforce le rôle de l’université dans le développement socio-économique de notre région.
Qu’est-ce qui fait la spécificité de l’offre universitaire vis-à-vis d’autres prestataires ?
L’université produit et transmet des savoirs. L’offre de formation, adossée à la recherche, est actualisée en fonction des avancées scientifiques et technologiques et inscrite dans un dispositif cadré nationalement qui conditionne l’habilitation des filières et diplômes à une évaluation quadriennale. Le système Licence Master Doctorat (LMD) intègre les formations dans l’espace européen, ce qui leur garantit une reconnaissance à l’international et permet aux étudiants des parcours par capitalisation d’Unités d’Enseignement comptabilisées sous forme d’ECTS (European Credit Transfer System).
Comment peut-elle répondre aux besoins des PME/PMI en termes de formation ?
Dans ses 3 IUT, notre université forme des techniciens supérieurs rapidement opérationnels dans l’industrie ou les services. Elle a aussi construit avec les partenaires économiques des licences professionnelles. Nos masters professionnels s’inscrivent dans des partenariats, régionaux et/ou nationaux, avec les entreprises. Et chaque année 120 étudiants, en moyenne, soutiennent leur thèse de doctorat après des travaux de recherche menés dans des laboratoires du pôle scientifique caennais : une richesse potentielle sans doute insuffisamment connue des entreprises. De même que le potentiel de formation universitaire peut et doit être encore plus utilisé pour la formation continue des salariés des entreprises. Nous avons créé un Centre de Formation par l’Apprentissage public de l’enseignement supérieur de Basse-Normandie, avec l’ENSICAEN et l’EMN et le soutien de la Région, qui va offrir de nouvelles perspectives.

Chiffres : 24 336 étudiants
Offre de formation
• 18 spécialités de DUT (Diplômes universitaire de technologie, bac+2)
• 24 Licences
• 34 Licences Professionnelles
• 25 Masters, 74 spécialités en Master 2 (35 spécialités professionnelles, 20 spécialités recherche,
19 à double finalité)
• 2 formations d’ingénieurs
• 73 DU (Diplômes d’Université)
• 6 écoles doctorales :
> École doctorale Littératures, cultures et sciences sociales
> École doctorale Droit-Normandie
> École doctorale Structures, information, matière et matériaux
> École doctorale Economie-Gestion Normandie
> École doctorale normande de Biologie intégrative, santé, environnement
> École doctorale normande de Chimie

Quel organisme de formation est capable de former 24 336 étudiants dans tous les domaines des ” Arts, Lettres, Langues “, ” Droit, Economie, Gestion “, ” Sciences Humaines et Sociales “, ” Sciences, Technologie, Santé “, de délivrer des diplômes reconnus internationalement et de diffuser des connaissances à la pointe des avancées scientifiques et technologiques ? L’Université. Source principale de la production et de la diffusion de connaissances académiques et appliquées sur son territoire, l’Université a également depuis longtemps multiplié les passerelles avec le monde socio-économique. Son offre de formation est définie lors de chaque contrat quadriennal avec l’Etat (qui valide les filières et habilite les diplômes) et revue en partie chaque année pour adapter cette offre aux évolutions de la société.

Vers la professionnalisation des diplômes

La formation universitaire devient de plus en plus ” professionnalisante ” pour doter ses diplômés de compétences essentielles à leur insertion. A l’instar des IUT, IUP (Instituts Universitaires Technologiques et Professionnels) et de l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises), qui ont fait entrer depuis longtemps les professionnels dans leurs équipes pédagogiques, le nombre de licences et masters professionnels se multiplie : 17 licences et 14 masters ont été créés depuis la rentrée 2004. Dans le cahier des charges de ces formations figurent la participation des professionnels (plus de 1000) et l’adéquation du métier visé avec les besoins économiques et sociaux.
En ce qui concerne les licences professionnelles, la finalité est l’insertion des diplômés sur le marché du travail, la poursuite d’études devant être une exception. Pour être efficace, l’offre doit être réactive. ” L’implication des équipes pédagogiques sur le terrain et les relations professionnelles tissées individuellement conduisent à repérer les besoins du milieu économique, explique Pierre Sineux, vice-président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU). Pour la rentrée 2009, par exemple, nous proposons 7 nouvelles licences professionnelles dont 5 ont d’ores et déjà reçu un avis favorable de la Commission Nationale d’Expertise “.
Côté masters, la tendance va au développement des diplômes à double finalité (recherche et professionnelle), qui ouvrent, aux côtés d’une éventuelle insertion professionnelle, une possibilité de poursuite d’étude en thèse. L’offre est la plus riche  dans le domaine ” science, technologie et santé “, où les formations sont directement adossées aux laboratoires de l’université, parfois en partenariat avec les grands organismes de recherche (INRA, CNRS, INSERM et CEA), qui accueilleront les étudiants en thèse.

Cap sur la formation continue

Si toutes les filières de l’Université sont ouvertes à la formation continue, les taux les plus significatifs se retrouvent dans les licences professionnelles, les masters, les formations de l’IAE et des IUP. Pourtant, le ton change. ” L’Université a pris clairement conscience de ses missions en matière de formation continue et s’organise de façon à ce que tout salarié ou demandeur d’emploi puisse y trouver la formation qui lui convient “, UNE_4pages____Mathieu_Meunier.jpgnote Pierre Sineux. L’accessibilité aux formations passe par un travail de lisibilité et de tarification. L’université s’est donc engagée à évaluer l’ensemble de ses formations, en termes de coût et de temps, et a mis en place un service dédié, le SUFOCEP, pour accompagner le candidat dans son projet de formation et dans le montage de son plan de financement.
Autre orientation : faire sortir l’offre de formation des campus, par le biais de la formation à distance ou de la formation dédiée, dispensée directement sur le site des entreprises. De nombreuses composantes universitaires sont aujourd’hui relayées par le CEMU (Centre d’Enseignement Multimédia Universitaire) ou s’appuient notamment sur la plateforme Ingenium pour proposer des formations en ligne qui confortent l’engagement de l’Université dans les nouvelles technologies.

Fournisseur de services

L’Université intervient également à la demande des entreprises pour monter des actions de formation continue, dans tous les domaines, en trouvant des réponses adaptées précisément à leurs besoins. Elle peut assurer les actions de Validation des Acquis de l’Expérience et Professionnels (VAE et VAP) à la demande. Elle agit ainsi comme un véritable fournisseur de services à l’entreprise. Le développement des DU (Diplômes d’Université) répond à la même exigence d’adaptabilité. Ces formations courtes, qui ne nécessitent pas d’habilitation nationale, permettent plus de souplesse et de réactivité. Plus de soixante-dix DU existent déjà, notamment dans le domaine médical ou les langues. Récemment, un DU de chinois a été créé, appuyé par la demande du Club Chine de Basse-Normandie.  Du sur-mesure.

Ils témoignent

Licence pro :  Le plus sûr chemin vers l’emploi

encadre_licence.jpgAlexis Viel, 25 ans, est conseiller environnement au Centre d’économie rurale (CER) du Sud-Manche. Sa formation ? Une licence professionnelle Gestion des ressources environnementales en milieu rural.

” Après un bac scientifique à Cherbourg-Octeville et deux années à l’IUT de Caen en génie biologique, je voulais rentrer au plus vite dans le monde du travail, tout en obtenant le niveau bac + 3, reconnu au niveau européen. J’ai donc opté pour une filière courte et professionnalisante. La formation s’effectue à l’UFR de géographie et dans les deux lycées professionnels partenaires, qui sont vraiment en contact avec le terrain. La transmission de savoirs s’effectue directement auprès des professionnels. En une année, nous acquérons beaucoup de connaissances, très variées, et qui englobent une problématique très large. Les étudiants de ma promotion (2003-2004) étaient à l’image de la formation, issus de filières diverses, aux profils et aux expériences multiples (1). Dans le cadre de la licence, j’ai effectué un stage de 4 mois à la DDASS de la Manche sur une mission d’étude de la qualité des eaux de la Sélune. A l’issue de la formation, j’ai décroché un CDD à Actif Environnement, filière du Centre d’économie rurale de la Manche, à Avranches, dans le domaine de la mise aux normes des exploitations agricoles. Puis je me suis porté candidat sur une création de poste de conseiller environnement Sud-Manche en CDI. Depuis deux ans, j’accompagne les exploitants sur tous les aspects réglementaires environnementaux. La licence pro est une bonne formule pour ceux qui veulent acquérir un complément de formation et s’insérer rapidement dans la vie professionnelle. “

(1) Depuis 2001, 157 étudiants, dont 23 stagiaires de la formation continue, ont été diplômés.

Master en alternance : Entre la fac et le bureau

encadre_master____Virginie_Meign___.jpgL’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) dispense un master 2 Contrôle de gestion et systèmes d’information. La formation se déroule en alternance à l’université et en entreprise.

Tout part d’une phrase, au détour d’une conversation entre un professeur et un responsable d’entreprise. Un comité de pilotage se constitue, réunissant professionnels et corps enseignant, pour définir une nouvelle filière prenant en compte les attentes du terrain : le master 2 Contrôle de gestion et systèmes d’information. ” Elle associe deux compétences dont les entreprises ont aujourd’hui besoin : le contrôle de gestion, discipline historique, et la maîtrise des nouveaux logiciels de gestion intégrée (de type ERP), capables de résoudre des problèmes de management de plus en plus complexes et transversaux “, explique Jean Montier, responsable pédagogique du master. Ce diplôme, bien ancré dans la tendance économique actuelle, séduit les étudiants : 300 dossiers de candidature arrivent chaque année ; 50 sont retenus.
La particularité de la formation est de se dérouler en alternance, au rythme de trois semaines en entreprise et une semaine à l’université. Depuis un an, le diplôme est proposé dans le cadre du Centre de Formation par l’Apprentissage public de l’université. Les étudiants en entreprise ont le statut d’apprentis. Les grandes sociétés de la région ont ouvert leurs portes à la filière : Carrefour, Renault Trucks, Citroën… ” Cette insertion en entreprise, conjugué à la présence de professionnels dans l’équipe pédagogique, permet de former des jeunes immédiatement opérationnels “, poursuit le responsable de la filière, fier d’afficher un taux d’insertion de 100% des étudiants, avant même leur sortie d’études !

Formation continue : Un service à l’entreprise

encadre_forma_continue_2____IUP_banque_assurance.jpgL’IUP Banque Assurance de Caen forme chaque année une centaine de personnes issues de la formation continue. Dispensée au sein de l’institut, dans l’entreprise ou à distance, la formation s’adapte aux besoins de la profession.

Vendredi, 18h, Caen. La semaine s’achève pour la plupart des étudiants de l’IUP Banque Assurance. Elle commence pour 14 d’entre eux. Salariés ou demandeurs d’emploi, ils préparent le master banque finance assurance, option ingénierie patrimoniale, dans le cadre de la formation continue ” fin de semaine “, 9 heures par semaine, du vendredi soir au samedi.
Un peu plus tôt dans la journée à Djibouti. 6 stagiaires suivent devant leur écran les cours dispensés par un professeur de l’IUP dans le cadre du master 2 chargé d’affaires entreprises et institutions, proposé depuis trois ans par l’université, en partenariat avec le Centre de formation de la profession bancaire. Cette année, ils sont 36 à suivre ce module électronique à distance, depuis la France ou un pays francophone.
Même jour, à Créteil, dans les locaux de la Bred. 12 salariés bénéficient d’une formation universitaire dans l’entreprise pour préparer le master 1 chargé de clientèle professionnelle. Partenaire des réseaux mutualistes et des banques commerciales, l’IUP propose tout au long de l’année une offre de formation diplômante dans les établissements bancaires. L’entreprise choisit le rythme de formation ; les enseignants font leurs cours sur place.
” L’offre de formation s’élabore au sein de notre conseil auquel participent des banquiers et des assureurs, explique Sandy Campart, maître de conférences. Nos intitulés de diplôme correspondent exactement aux métiers auxquels nous préparons”. L’IUP répond également aux appels d’offre des établissements bancaires pour des actions de formation spécifique : un cursus pour les cadres de la Société générale, un module ” succession ” pour la Caisse d’Epargne… Pour l’entreprise, l’IUP a des avantages qu’un autre organisme de formation ne saurait lui offrir : des diplômes habilités par l’Etat, une forte reconnaissance sur le plan national, un corps enseignant composé à 50% de professionnels et à 50% d’enseignants chercheurs qui contribuent à la valorisation scientifique de la formation.

Contact université :
Pierre Sineux
02 31 56 66 47

Formation initiale
Pierre Sineux
Vice-président du CEVU
Tél. : 02 31 56 66 47

Formation continue
Martine Boittin,
Directrice du SUFOCEP
Tél. : 02 31 56 58 94

Contact licence pro :
Patrick Le Gouée / 02 31 56 64 25

Contact master :
Jean Montier / 02 31 56 65 35

Contact IUP :
Sandy Campart / 02 31 56 55 78

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