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Territoires : « Produire de l’électricité solaire en Basse-Normandie »

6 07 2008

photo_ouverture.jpgLa recherche en matière de cellules photovoltaïques ne cesse d’évoluer. Au vu des prouesses techniques actuelles, la Basse-Normandie offre elle aussi un potentiel énergétique solaire. Dans la cadre du salon Ouest Collectivités, un petit-déjeuner Synergia y était consacré le 9 avril.

« Les panneaux photovoltaïques ont beaucoup évolué et se sont notamment adaptés aux territoires moins ensoleilléGuy_Flucha.jpgs », explique Michel Frémont, directeur des Sept vents du Cotentin (Société Coopérative d’Intérêt Collectif, SCIC). « Le Département de la Manche s’est d’ailleurs doté d’une agence locale de l’énergie (AME) notamment pour accompagner des projets portés par les collectivités territoriales », appuie Guy Flucha le directeur de cette même agence. Le conseil général de la Manche est également à l’initiative d’un bâtiment dont le toit est équipé d’une membrane d’étanchéité produisant de l’électricité avec des rendements supérieurs à 20 %. Ce dernier a été financé en partenariat avec la SCIC des Sept vents du Cotentin. « Cette membrane s’adapte à toutes les formes de toiture. Esthétique car les cellules solaires sont « coulées » dans la toiture, elle est également flexible etMichel_Fr__mont.jpg simple à mettre en œuvre car quasiment incassable », souligne Michel Frémont.
« Selon une estimation réalisée sur Caen, la durée de vie moyenne d’un système de cellules photovoltaïques est évaluée à 30 ans, sans frais d’entretien. Sachant qu’une dizaine d’années sont nécessaires pour obtenir un retour sur investissement, l’opération reste tout à fait avantageuse », explique Paul Weis, administrateur délégué d’une entreprise luxembourgeoise Enco-tec s.a. « De plus, la consommation d’électricité ne cesse d’augmenter », fait justement remarquer Christian Delabie, ingénieur de secteur Energies renouvelables de l’ADEME.

Un marché financier rentablePaul_Weis.jpg

En France, EDF doit racheter l’électricité d’origine renouvelable, produite par un particulier ou un professionnel au prix fixé par la loi de 0,57 €/Kwh pour une installation intégrée au bâtiment et à 0,32 €/Kwh si elle ne l’ est pas. Sachant que le prix de l’électricité s’élève à 0,10 €/Kwh en moyenne, la question de l’intérêt de l’auto-production se pose. « EDF vend son électricité aux particuliers, beaucoup moins cher qu’il ne la leur achète. Actuellement les cellules photovoltaïques sont davantage considérées comme un produit financier qu’un produit d’énergie renouvelable », convient Christian Delabie. Les divers aides et abattements fiscaux qui incitent à l’installation de ce type d’énergie solaire soutiennent cette logique. « En termes de marché financier, celui-ci rapporte Christian_Delabie.jpgbeaucoup plus que d’autres », confirme Paul Weis. L’objectif ? « Lancer une dynamique pour diminuer le coût et améliorer la qualité des capteurs. Et ainsi pouvoir se passer, à terme, des aides de l’Etat », explique Paul Weis. Le Luxembourg est devenu le pays européen le mieux équipé par habitant en utilisant cette stratégie.
« Le surcoût payé par EDF pour racheter l’électricité photovoltaïque est issu d’un fonds de compensation financé par tous les consommateurs d’électricité et prélevé au moment de la facturation», précise Christian Delabie.

Christian Delabie
Tél. : 02 31 46 81 09

Guy Flucha
Tél. : 02 33 05 90 74

Michel Frémont
Tél. : 02 33 19 01 40

Paul Weis
Tél. + 352 27 62 27 200

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