Hall technologique de Cherbourg-Octeville : “Rapprocher le tissu industriel local et la recherche”
10 10 2008
La recherche de Cherbourg-Octeville bénéficie désormais d’un hall technologique innovant. Le bâtiment d’une valeur de trois millions d’euros accueillera les chercheurs du laboratoire CORRODYS et ceux du LUSAC à la rentrée. Présentation.
Recherche appliquée en corrosion bactérienne
Recherche appliquée en corrosion bactérienne![]()
Le laboratoire CORRODYS expertise les avaries, analyse les défaillances en métallographie et en fractographie. Il regroupe une quinzaine de spécialistes de l’Université de Caen, du CEA et du CRITT BNC dans les domaines de la microbiologie, de la biologie moléculaire, de la physico-chimie et de la corrosion. Il est plus particulièrement spécialisé dans la recherche appliquée en corrosion bactérienne, à la problématique industrielle dans les domaines des infrastructures portuaires, de l’industrie navale, du traitement des eaux, des centrales nucléaires…
CORRODYS 55 Rue de Beuzeville 50120 Equeurdreville Tél. : 02 33 01 83 40
Il y a du nouveau pour la recherche dans le Cotentin. En effet, un hall technologique va accueillir à la rentrée les équipements et l’équipe de chercheurs de CORRODYS (lire encadré) et une partie du personnel du LUSAC (1). Le bâtiment se compose d’un niveau principal en rez-de-chaussée composé de deux lignes perpendiculaires, d’un étage de bureaux et d’un niveau situé sous le rez
-de-chaussée abritant les locaux techniques. CORRODYS occupera la grande ligne du rez-de-chaussée. Le montant global des travaux s’élève à 2 792 000 € TTC (2). “Ce hall technologique va permettre le rapprochement de plusieurs entités qui travaillent sur des thèmes communs afin de favoriser le développement rapide de nouvelles recherches”, souhaite Isabelle Dupont-Morral, vice-présidente de la communauté urbaine de Cherbourg-Octeville (CUC) chargée de la recherche et de l’enseignement supérieur.
La peinture est encore fraîche. “Le bâtiment a été réceptionné par l’État, il reste des finitions à apporter aux laboratoires (mobilier, paillasses de chimie…) avant l’arrivée des équipes, indique Jean-Michel Houllegatte, directeur de l’Économie et de l’Enseignement supérieur de la communauté urbaine, maître d’ouvrage de l’opération. Le bâtiment a été construit selon les règles fixées par la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE)”.![]()
Les concepteurs du bâtiment ont fait un effort particulier sur l’aéraulique (le système de ventilation mécanique). “La hauteur sous plafond des salles a elle aussi été adaptée pour faciliter la recherche (manipulation de pièces de grande taille)”, ajoute Marie-Pierre Nelle, chargée d’opérations de la SHEMA, maître d’œuvre du projet. Par ailleurs, la création de “salles projets”et d’un plateau technique ouvert à tous les chercheurs constituent le cœur du programme. Ils permettront de mutualiser les moyens des futurs exploitants. Ils ont donc été placés au centre du bâtiment. Les équipes bénéficieront également d’espaces communs (salle de réunion, cafétéria…) et d’un quai de déchargement pour le matériel de recherche.
Attractivité territoriale
“C’est un enjeu plus large d’attractivité territoriale qui se joue avec ce bâtiment, ajoute Isabelle Dupont-Morral. Cet outil est essentiel pour stimuler le rapprochement entre le tissu industriel local et la recherche.” La collectivité voit plus loin. Cet outil innovant intègrera le projet plus global de Technopole de Cherbourg-Octeville porté par la CUC sur la zone de la Gamacherie qui compte déjà l’IUT, le restaurant universitaire La Passerelle, le Groupe FIM. La future extension au hall technologique ainsi que la création d’équipements sportifs et d’une bibliothèque complèteront le site. À terme, la CUC espère que les compétences locale
s réunies au sein de cette technopole, créeront l’émulation indispensable pour qu’il devienne progressivement une vitrine de référence régionale et nationale. Isabelle Dupont-Morral y voit d’ailleurs l’opportunité de “transposer les savoir-faire sur les ambiances contrôlées des laboratoires installés dans le hall technologique à d’autres thématiques à la recherche de compétences disponible dans le Cotentin.”
Pour cela, il faut créer des synergies. “La démarche d’animation est attribuée à RESOTEC (3), premier Groupement d’Intérêt Public Innovation et Transfert de Technologie créé en France, indique Jean-Michel Houllegatte. Outil du partenariat Ecole-Entreprise, il offre aux étudiants la possibilité de développer de véritables projets industriels, élaborés avec les entreprises locales”. Avec le hall technologique et RESOTEC, le Cotentin va amplifier la promotion de ses compétences technologiques.
(1) Le Laboratoire Universitaire des Sciences Appliquées de Cherbourg (LUSAC) compte trois départements : Céramique, Capteurs composants et procédés, Mécanique des fluides et rhéologie et Composants et systèmes électroniques.
(3) Le RESeau Opérationnel TEchnologique du Cotentin (RESOTEC) regroupe les lycées Pierre et Marie Curie, lycée Professionnel Sauxmarais, lycée Professionnel Edmond Doucet, lycée d’Enseignement Général et Technologique et lycée Professionnel Alexis de Tocqueville, l’Institut Universitaire Technologique de Cherbourg Manche, l’Université de Caen Basse-Normandie et l’Ecole d’Ingénieurs de Cherbourg.
(2) Le Syndicat mixte du Cotentin participe à l’enveloppe budgétaire à hauteur de 1 016 000 € (Conseil général de la Manche : 50 %, la CUC : 25 % et les autres CDC au prorata de leur potentiel fiscal). L’État apporte 762 000 €, la Région 252 000 € et l’Europe (FEDER) 762 000 €.
Isabelle Dupont-Morral
Vice-présidente de la Communauté Urbaine de Cherbourg-Octeville
Tél. : 02 33 08 26 00




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