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Filière pharmaceutique bas-normande : Les prescriptions du CESR

6 07 2008

P__tit_d__j_pharmacie.jpgUne étude réalisée par le Conseil Économique et Social Régional met en lumière le potentiel de la filière pharmaceutique en Basse-Normandie et dresse des propositions pour conforter et développer ce secteur aux débouchés prometteurs. Un petit-déjeuner Synergia y était consacré le 16 mai à l’Abbaye aux Dames.

Tandis que la santé figure au cœur des politiques nationales (Plans cancer, Alzheimer…), la présence en région d’unPhilippe_Hugo.jpg pôle de recherche reconnu dans les domaines de la biologie, de l’imagerie et de la santé, ainsi que l’implantation d’industries du médicament sur l’ensemble du territoire bas-normand ont conduit, l’an dernier, le Conseil Économique et Social Régional à mener une étude sur la filière pharmaceutique et ses activités connexes (cosmétiques, compléments alimentaires, distribution…), rapportée par Robert Le Moan. « L’objectif était de mettre en évidence, à travers un état des lieux, les potentiels existants et les perspectives pour la Basse-Normandie dans ce domaine, et de là, avancer des propositions pour conforter et développer ce secteur pourvoyeur d’emplois », explique Philippe Hugo, chargé d’études.
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La filière pharmaceutique et ses activités connexes emploient 5700 personnes en Basse-Normandie. Elle compte neuf établissements de production, répartis sur l’ensemble du territoire, avec deux « big pharma » : Schering Plough à Hérouville Saint-Clair et Aventis à Lisieux. Les laboratoires de recherche universitaires ont eux aussi développé des compétences pointues et reconnues en la matière. Servier, premier groupe pharmaceutique français indépendant, collabore ainsi depuis 22 ans avec le Centre d’Études et de Recherche sur le Médicament de Normandie (CERMN), dirigé par le Professeur Sylvain Rault. « Il s’agit d’un vrai partenariat (et non pas de sous-traitance) qui a conduit en octobre 2000 à la création d’un laboratoire mixte de recherche », indique le Dr Bruno Pfeiffer.

« Créer des conditions d’accueil et renforcer les coopérations interrégionales »Alexandre_Bouillon.jpg

Depuis sa création en 1970, par le professeur Max Robba, le CERMN n’a cessé de se développer. Il est à l’origine draules premières chimiothèques. Vivier de jeunes talents, il donne aussi naissance à de jeunes entreprises innovantes. Créée en 2005 Borochem, présidée par Alexandre Bouillon, conçoit et commercialise un catalogue de quelque 350 molécules organoborées originales aux équipes R&D des industries pharmaceutiques. Elle compte actuellement 70 clients internationaux et emploie 10 personnes. « Pour monter en puissance, nous avons besoin d’un site adapté et d’une aide au développement ».Bruno_Pfeiffer.jpg
Le développement de la filière pharmaceutique dépend de plusieurs facteurs : le maintien des industries implantées localement, la synergie entre les entreprises et les laboratoires de recherche, une offre de formations adéquate et le développement des coopérations interrégionales. « La filière a des rendez-vous à ne pas manquer, souligne Philippe Hugo. Le LEEM, (syndicat qui regroupe les entreprises du médicament), porte actuellement un projet de création d’un cluster mondial autour du médicament. La Normandie peut y avoir toute sa place ».

Étude disponible auprès du Conseil économique et social régional de Basse-Normandie – Abbaye aux Dames BP 529 14036 Caen cedex – Tél. 02 31 06 98 90 – Mél : secrétariat@cesr-basse-normandie.fr.

 Philippe Hugo
02 31 06 98 90

Bruno Pfeiffer
01 55 72 22 00

Sylvain Rault
02 31 93 41 69

Alexandre Bouillon
02 31 94 50 73

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