Compétitivité : la richesse du capital immatériel
2 07 2009
Il ne figure pas sur le bilan comptable, mais génère pourtant jusqu’à deux tiers de la valeur d’une entreprise. Thème du petit-déjeuner organisé le 6 mai par Synergia, le capital immatériel est l’une des principales sources de compétitivité.
Depuis une quinzaine d’années, la valeur des entreprises repose de plus en plus sur des éléments immatériels, parfois quantifiables, parfois moins, comme la valeur de leur portefeuille de brevets et de leurs marques ou la capacité créative de leurs équipes. ” On estime aujourd’hui que l’immatériel génère deux tiers du chiffre
d’affaires d’une entreprise, souligne Didier Dumont, directeur associé chez Goodwill Management et membre du Comité scientifique de l’Observatoire de l’Immatériel. Mais que recouvre précisément ce capital ? “
On recense neuf actifs immatériels : le capital client, humain, organisationnel, les systèmes d’information, le savoir, la marque, les partenaires, les actionnaires et l’environnement “, poursuit Didier Dumont. L’importance de ces différents actifs varient selon l’entreprise : la marque vaut ainsi plus chez Coca-Cola que Cap Gemini où la principale valeur repose sur ses hommes.
Trouver une méthode d’évaluation
Des méthodes existent pour évaluer ces actifs. L’Observatoire de l’Immatériel propose un outil de diagnostic gratuit sur son site internet www.observatoire-immateriel.com. De manière générale, ” il faut parvenir à
décomposer ces actifs en critères. Pour le capital humain par exemple, il peut s’agir de mesurer les compétences, la motivation, les qualités individuelles, la fidélité des salariés…, et de convertir les résultats en notes “, explique Didier Dumont.
Guy Jacquot est en charge de l’évaluation des marques et des brevets chez Sorgem, cabinet d’études de marché. ” Plusieurs raisons peuvent conduire à mener une évaluation de marque (comptable, financière, stratégique). La méthode doit être appropriée au motif “, souligne-t-il. Elle peut se faire par les coûts qu’elle génère, par rapport au marché, ou encore par les revenus qu’elle engendre.
Financer l’immatériel
Dans tous les cas, évaluer ces actifs présente plusieurs intérêts, qu’il s’agisse pour un dirigeant de piloter son entreprise, d’apprécier une entreprise à sa juste valeur, de justifier cette valeur ou celle d’un projet. Ce qui peut s’avérer utile en cas de besoin de financement, même si les banques sont plutôt frileuses lorsqu’il s’agit de
financer du capital immatériel. C’est pourquoi Oséo Basse-Normandie, avec le soutien de la Région, a mis en place de nouveaux produits pour soutenir les entreprises, en particulier innovantes. Parmi ces aides : les avances remboursables, le Contrat de Développement Innovation, le Prêt Participatif d’Amorçage… ” En 2008, indique Alexandre Jeanne, délégue Innovation Oséo Basse-Normandie, nous avons accompagné 1200 entreprises pour un montant de financements de 120 millions d’euros “.
Didier Dumont
Tél. : 01 49 26 05 49
Guy Jacquot
Tél. : 01 40 67 20 00
Alexandre Jeanne
Tél. : 02 31 46 76 36




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