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Au chevet du Mont-Saint-Michel

2 07 2009

ouv.jpgL’origine du Mont-Saint-Michel et le fonctionnement de la baie recèlent encore de nombreux mystères que tentent de percer les chercheurs, notamment bas-normands, dans tous les domaines. À l’heure du grand chantier de rétablissement du caractère maritime du Mont qui implique une cinquantaine d’entreprises régionales, leurs travaux participent également à la sauvegarde et à la mise en valeur de ce joyau du patrimoine normand…, et mondial !


Interview : François-Xavier de Beaulaincourt – Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel | Menuisiers au service du patrimoine | Les manuscrits prennent du volume en 3D | Le Mont vu par les sociologues | à retenir

Interview : François-Xavier de Beaulaincourt – Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel
” Remettre le Mont dans son écrin naturel et historique “
FX_de_BEAULAINCOURT_01.jpgLancée en 2005 après plus de dix ans d’études, l’opération de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel est l’un des projets de restauration de site les plus originaux et remarquables d’Europe. Financé par l’État, les Régions Basse-Normandie et Bretagne, les Conseils Généraux de la Manche et d’Ille-et-Vilaine, l’Union Européenne, les Agence de l’Eau Seine-Normandie et Loire-Bretagne, ce projet de 164 millions d’euros vise à rétablir autour du Mont-Saint-Michel un paysage maritime régulièrement baigné par les marées, en utilisant la force des eaux mêlées de la marée et du Couesnon. Il permettra aussi d’améliorer l’accueil de ses quelques 3 millions de visiteurs chaque année. La maîtrise d’ouvrage est assurée par le Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel.
Où en est le chantier aujourd’hui ?
- François-Xavier de Beaulaincourt, directeur général des services : Après sa construction débutée en juin 2006, le barrage – l’ouvrage le plus symbolique du projet puisqu’il répond à tous ses objectifs (hydraulique, touristique, patrimonial) – est rentré dans son cycle d’exploitation. Son efficacité ne sera cependant complète qu’une fois les travaux d’aménagements hydrauliques terminés et l’actuelle digue-route détruite, c’est-à-dire en 2014. Entre temps, nous aurons procédé au curage du Couesnon pour en évacuer 600 000 m3 de sédiments et créé une réserve d’eau en amont du barrage (700 000 m3). En aval, la création de deux demi-chenaux facilitera la divagation du Couesnon pour lui permettre d’augmenter sa capacité à nettoyer l’ensemble du pourtour du Mont à chaque marée.
Un nouvel ouvrage d’accès au Mont sera par ailleurs construit en 2010. Il comprendra la réalisation d’un pont-passerelle sur lequel circuleront les piétons et les navettes, et un terre plein au pied des remparts. Un espace de stationnement sera enfin créé, 2,5 km en amont du Mont. Le site devrait ainsi être prêt pour la saison touristique 2015. Le Mont aura alors retrouvé son écrin naturel et historique fait de sable, d’eau et de démarche piétonne.
Dans quelle mesure le Syndicat s’appuie-t-il sur les travaux des chercheurs ?
- Le lancement du chantier, qui a en fait véritablement débuté dès 2005 avec la création d’un habitat pour une espèce protégée de crapauds, a nécessité au préalable dix ans d’études et de recherche dans des domaines très variés. Un comité scientifique avait dès lors été créé. Nous en avons créé un nouveau en 2007, chargé de suivre l’évolution des réalisations et d’émettre des avis. Les chercheurs nous sont très utiles en permanence. Nous avons une obligation de résultats. Il est indispensable de vérifier, pas à pas, ce que nous faisons par rapport à ce que nous savons.
Quelles sont les retombées du chantier pour les entreprises locales ?
- Si les différents marchés ont essentiellement été octroyés à des entreprises nationales compte tenu des moyens et des ressources nécessaires, on remarque que ces entreprises sous-traitent beaucoup localement. Actuellement, une cinquantaine d’entreprises (1) bas-normandes interviennent sur l’opération.
(1) Dont CM Paimbœuf à Colombelles, Normandy Tube à Giberville, Métallisation du Val de l’Orne à Blainville-sur-Orne, STEN à Pont-l’Evêque, Aubert-Labansat à Coutances…
François-Xavier de Beaulaincourt
Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel
Tél. : 02 33 89 01 01
Site : www.projetmontsaintmichel.fr

Menuisiers au service du patrimoine
Une_aubert_labansat.jpgImplantés à Coutances dans la Manche, les Ateliers Aubert-Labansat – 100 ans d’expérience dans la menuiserie-charpente – travaillent depuis une vingtaine d’années sur le Mont-Saint-Michel. La flèche de l’abbaye, le Saut-Gautier, le Pont Levis, les façades de l’Hôtel Saint-Pierre…, c’est eux. Mi-mai, c’est un autre chantier, non plus sur mais autour du Mont, que les Ateliers s’apprêtent à achever : le platelage (plancher de charpente) bois du balcon maritime, sur le barrage, qui permettra bientôt aux visiteurs de découvrir le Mont et sa baie depuis l’ouvrage, situé à deux kilomètres des remparts. L’ouvrage, dont les travaux ont duré 18 mois, est en chêne, la spécialité de l’entreprise. Il a nécessité la transformation de 110 m3 de bois en lames, toutes réalisées au préalable en atelier. Ce platelage repose sur une structure métallique réalisée par l’entreprise Baudin-Chateauneuf, avec laquelle les Ateliers Aubert-Labansat ont répondu à l’appel d’offres, il y a trois ans. ” Le défi, pour nous, n’était pas tant technique, explique Alain Cordier. La vraie gageure résidait plutôt dans la coordination de nos deux bureaux d’études, ainsi que dans la recherche de 300 m3 de bois présentant la qualité demandée “. Ce bois a été fourni par la scierie Hubert Bois en Mayenne. ” Et puis, conclut Alain Cordier, c’est toujours plaisant de travailler sur un tel site “
Ateliers Aubert-Labansat
Alain Cordier / Directeur technique
Tél. : 02 33 76 60 60 – Mél :
Site : www.aubert-labansat.com

Les manuscrits prennent du volume en 3D
manuscrits_3D____Ville_d______Avranches_Service_communication.jpgOuvert en 2006, le Scriptorial d’Avranches conserve 205 manuscrits du Mont-Saint-Michel, datant du IXe et XVe siècle. Pour assurer leur préservation, tout en permettant le plus large accès au public, un immense travail de numérisation est en cours. L’ERSAM, équipe de recherche technologique ” Sources anciennes, Multimédias et publics pluriels ” de l’Université de Caen Basse-Normandie, spécialisée dans la valorisation par reconstitution virtuelle des sources anciennes (Plan de Rome), finalise un projet d’expérimentation autour d’un recueil de traités scientifiques et techniques conservé sous la côte Ms 235 (travaux de Catherine Jacquemard).
Les moines de l’Abbaye y avaient compilé des descriptions d’instruments astronomiques antiques. Pour comprendre leur fonctionnement, l’ERSAM a maquetté puis modélisé une partie de ces instruments. Les objets sont présentés au musée et leurs modélisations 3D seront bientôt intégrées aux bornes multimédia.
Légende
Des chercheurs de l’université de Caen ont maquetté puis modélisé des instruments astronomiques décrits dans un manuscrit conservé au scriptorial du Mont-Saint-Michel.
Philippe Fleury
Directeur de l’ERSAM
Tél. : 02 31 56 62 38
Site : www.unicaen.fr/services/cireve/ersam

Le Mont vu par les sociologues
Stéphane Valognes, maître de conférences à l’Université de Caen Basse-Normandie (Centre de recherche sur les espaces et les sociétés Unité mixte de recherche UCBN-CNRS) a publié dans la revue Cahiers Espaces (n° 96, janvier 2008) un article, reprenant les résultats d’un contrat de recherche, sur le Mont et ses publics. S’il accueille plus de trois millions de visiteurs par an, ” seulement ” un million franchissent les portes de l’abbaye. Ces touristes ” non religieux ” empruntent généralement la Grande-Rue, bordée de restaurants et de magasins de souvenirs. L’article aborde la question de la cohabitation entre ces différents publics (pèlerins et touristes) et usages (commerce et vie monastique) et s’interroge sur les représentations d’un lieu où s’entremêlent l’histoire, le mythe, la force de l’architecture et de la foi.
” Le Mont-Saint-Michel, un site à forte dimension touristique et spirituelle ”
Sites : www.revue-espaces.com/librairie/6343/sites-religieux-tourisme.html
www.unicaen.fr/recherche/mrsh/creso

à retenir
En toutes lettres
RCM pour l’opération de Rétablissement du Caractère Maritime du Mont-Saint-Michel, lancée en 2005 pour rétablir autour du Mont-Saint-Michel un paysage maritime régulièrement baigné par les marées, en utilisant la force des eaux mêlées de la marée et du Couesnon.
Le chiffre
Le Mont-Saint-Michel, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, accueille chaque année trois millions de visiteurs.
La phrase
” Le Mont-Saint-Michel est un sujet sur lequel beaucoup de choses restent à faire dans la recherche fondamentale et appliquée ” - Franck Levoy, professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie.
La carte
carte_basse_normandie.jpgLegende
Coutances : Les Ateliers Aubert-Labansat et le laboratoire M2C.
Caen : L’Office universitaire d’études normandes et l’ERSAM.
Avranches :Le Scriptorial.

Deuxième monument le plus visité en France après la Tour Eiffel, le Mont-Saint-Michel fascine par la beauté du site mais aussi par les mystères qui planent encore sur son origine et le fonctionnement de la baie. Le Mont attire ainsi des chercheurs du monde entier, dans toutes les disciplines. François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel, maître d’ouvrage de l’opération de rétablissement du caractère maritime du Mont, est d’ailleurs souvent sollicité par des équipes de recherche de tous horizons.
” Nous avons fait le choix de nous limiter aux besoins opérationnels du chantier “
, explique-t-il. Parmi les collaborations scientifiques du Syndicat Mixte, le laboratoire caennais Morphodynamique Continentale et Côtière  (M2C – Laboratoire CNRS, Université de Caen Basse-Normandie) travaille actuellement sur l’observation de la divagation du chenal du Couesnon autour du Mont et sur des levés de données topographiques grâce à l’acquisition d’un outil unique en France, le LIDAR, un laser à balayage latéral aéroporté.
Du côté des sciences humaines, la publication, le mois dernier, aux Presses Universitaires de Caen, des deux tomes des Textes fondateurs du Mont-Saint-Michel est l’aboutissement d’un travail de plusieurs années menés par les chercheurs de l’Office Universitaire d’Etudes Normandes (OUEN-Université de Caen Basse-Normandie). D’autres travaux de recherche sur les manuscrits sont régulièrement menés par des chercheurs de l’Université de Caen Basse-Normandie. Ce patrimoine exceptionnel, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, et dont on fête cette année son 13e centenaire.

Des sédiments sous observation

Le laboratoire caennais Morphodynamique Continentale et Côtière, encore appelé M2C (Laboratoire CNRS, Université de Caen Basse-Normandie, Université de Rouen) travaille quasiment depuis sa création, au milieu des années 60, sur le Mont-Saint-Michel.

Historiquement, plusieurs thèses à M2C ont porté sur la Baie, sur des aspects liés au remplissage de sédiments et sur des durées de plusieurs centaines à milliers d’années, explique Franck Levoy, professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie et animateur de l’équipe ” Dynamique des systèmes côtiers “. C’est un sujet où il y a papier_se____diments1.jpgbeaucoup de choses à faire dans le domaine de la recherche à la fois fondamentale et appliquée “.
Dans le cadre de l’opération du Rétablissement du caractère maritime du Mont, le laboratoire collabore avec le Syndicat Mixte qui en assure la maîtrise d’ouvrage. Une première thèse sur l’étude des processus hydro-sédimentaires et les évolutions morphodynamiques autour du Mont-Saint-Michel s’est achevée fin 2008. ” Les travaux de Romain Desguée ont permis de démontrer que la prolifération des herbus dans la baie n’était pas linéaire dans le temps, mais qu’elle était plus conséquente après des années soumises à des vents forts fréquents qui génèrent des vagues plus importantes, explique Franck Levoy. On n’avait encore jamais considéré quantitativement le rôle du vent et des vagues, mais seulement celui des marées, dans la recrudescence de sédiments à l’origine du développement des herbus “. Cette découverte va ainsi permettre d’anticiper les périodes de prolifération massive d’herbus et d’adapter en conséquence les lâchers d’eau au niveau du barrage.

Un scanner laser aéroporté

Une seconde thèse est en cours depuis le début de l’année. Lucile Gluard travaille sur l’observation de la divagation du chenal du Couesnon autour du Mont et sur les facteurs à l’origine de cette divagation. ” Plus le chenal bouge, plus il évacue de sédiments, explique Franck Levoy. Nous avons encore beaucoup de connaissances à approfondir dans ce domaine. On ne sait pas précisément quel rôle jouent les grandes marées, les tempêtes et les vagues dans la position des chenaux. Nous allons donc mettre en place des mesures sur le papier_se____diments2.jpgterrain et tenter de corréler le déplacement des chenaux avec l’amplitude de la marée, la force et la direction des vents, ainsi que la hauteur des vagues à proximité du Mont-Saint-Michel”.

Le laboratoire M2C travaille actuellement sur l’instrumentation à mettre en place pour effectuer les mesures.
” Comme le chenal est difficile d’accès, nous allons mettre en place de nouvelles méthodes : nous avons déjà une caméra qui observe le sud du Mont jusqu’au barrage. Nous souhaitons en installer une autre pour regarder vers l’ouest et le nord, zones où les impacts des chasses du barrage seront les plus importants dans les prochaines années. Parallèlement, nous pouvons dorénavant procéder à des levés topographiques avec le LIDAR, un scanner laser aéroporté (Connexions n°31), qui nous permettent d’observer l’évolution de la sédimentation et de l’érosion “.
Un survol de la baie aura lieu deux fois par an. Le dernier date de février 2009 et le prochain est prévu en septembre. ” Nous pourrons donc mesurer le volume de sédiments au fil du temps et ainsi observer l’impact des chasses du barrage, afin de les ajuster au besoin “.
Un autre projet est en cours. ” On voudrait pouvoir prendre des mesures tous les mois à moins d’un kilomètre autour du Mont, ce que ne permet pas le LIDAR prévu pour les grandes zones, explique Franck Levoy. Nous avons donc testé un laser terrestre en juillet 2008, depuis le sommet du clocher, afin de scanner le relief autour du Mont “. Un appel d’offres vient d’être lancé par le Syndicat Mixte Baie du Mont-Saint-Michel pour aller dans cette voie.
Toutes ces mesures vont permettre de procéder à des ajustements pour une meilleure efficacité des aménagements prévus, et de remplir l’objectif visé : redonner au Mont son caractère maritime.

Franck Levoy
Université de Caen, Laboratoire de Morphodynamique Continentale et Côtière (M2C – laboratoire CNRS, UCBN, Université de Rouen)
Tél. : 02 31 56 57 44
Site : GEOS

Un Mont d’Histoire et de légendes

Haut lieu d’érudition au Moyen Age, le Mont-Saint-Michel devient à son tour sujet d’études et d’inspiration pour les chercheurs et croise aujourd’hui les nouvelles technologies.

Mont_d__histoires_et_le____gendes____Scriptorial_d______Avranches.jpgEn 709, Aubert, évêque d’Avranches, fit élever sur le mont Tombe un sanctuaire dédié à l’Archange Saint Michel qui lui était apparu en rêve. Voilà ce que dit la Revelatio, le premier des textes fondateurs du Mont, rédigé par un chanoine au IXe siècle. Historiens, linguistes et latinistes puisent dans les textes anciens une source inépuisable d’histoire et de légendes. La publication, le mois dernier, aux Presses Universitaires de Caen, des deux tomes des Textes fondateurs du Mont-Saint-Michel est l’aboutissement d’un travail de plusieurs années menés par les chercheurs de l’Office Universitaire d’Etudes Normandes de l’Université de Caen Basse-Normandie (1). En collaboration avec les universités de Paris X Nanterre, Bari et Turin, avec le soutien du Centre des Monuments nationaux et de l’Association des Chemins du Mont-Saint-Michel, l’OUEN (Office Universitaire d’Études Normandes) a organisé quatre colloques entre 2000 et 2008, sur le culte de Saint-Michel en Europe. Le dernier s’est déroulé à Cerisy-la-Salle sur le thème de la représentation de l’Archange dans la littérature et les arts.
Les latinistes de l’université de Caen Basse-Normandie, Pierre Bouet et Olivier Desbordes, signent le premier volume de ces Textes fondateurs. Ils ont réuni, traduit et commenté cinq textes latins rédigés au Mont entre le IXe et le XIIe siècle, qui n’avaient jamais fait l’objet d’une édition scientifique. Au total, 150 pages de textes traduits pour 250 pages de commentaires. Le second volume, dirigé par Catherine Bougy, maître de conférences en ancien français et dialectologie et directrice de l’OUEN, présente ” le Roman du Mont-Saint-Michel “, œuvre d’un moine montois du XIIe siècle, composée à l’intention de lecteurs non latinistes. L’auteur transpose et adapte les textes anciens, y apporte de nombreuses digressions, jusqu’à en faire une œuvre poétique originale, dans la langue et la culture de l’époque. Catherine Bougy a traduit les 4106 vers transmis par les deux manuscrits et établi un glossaire de 30 000 mots.

Éditions électroniques

Les presses universitaires caennaises, dont l’objectif est de ” publier des sources et de les rendre accessibles  à un large public “, ont entrepris un travail colossal d’édition électronique de ces deux volumes. Chaque tome est publié avec un CD-Rom et édité en ligne sur la bibliothèque numérique du Centre régional des lettres, Normannia (2). L’édition électronique offre des fonctionnalités que ne permet pas l’édition classique : recherche par mots, renvoi vers des pages numérisées par un système de liens interactifs, affichage simultané du texte, de sa traduction, et des notes critiques, etc.
Le travail entrepris sur ces textes, restés pratiquement inaccessibles, ouvre de nouveaux axes de recherche, sur le plan historique et linguistique. Un chercheur de l’OUEN prépare un catalogue descriptif des manuscrits du Mont, dont la plupart attendent encore d’être étudiés, et qui sont conservés au Scriptorial d’Avranches. Mis à contribution lors de l’ouverture du musée, les chercheurs de l’université de Caen continuent de lui apporter leur collaboration régulière, à travers des travaux de recherches sur les manuscrits, l’accueil d’étudiants et la participation au comité scientifique du Scriptorial. L’université s’associe ainsi au travail de sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel.

(1) Centre ressource de recherches pluridisciplinaires sur la Normandie médiévale, donnant lieu à des colloques internationaux et à des publications scientifiques.
www.unicaen.fr/universite/recherche/equipes-laboratoires/ds6/ouen.php
(2) Bibliothèque de textes numérisés sur le patrimoine, l’histoire et la culture de la Normandie : www.normannia.info

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