Anniversaire du GANIL : la physique depuis 25 ans !
10 10 2008
1983-2008. Voilà vingt-cinq ans que le GANIL (Grand Accélérateur National d’Ions Lourds / Laboratoire CEA-CNRS) explore l’inconnu. Outil pour la recherche fondamentale, l’équipement résiste au temps. En travaillant déjà à son futur, il se souvient de ses premiers jours.
” Nous sommes passés d’une prairie à un campus technologique visible à 5.000 km à la ronde. ” Sydney Gales, directeur du GANIL, résume en une phrase l’évolution de l’équipement ouvert à la recherche il y a vingt-cinq ans. A la veille de l’anniversaire, le programme se précise. “Ce sera un moment de fête, poursuit le directeur. Devant les représentants de nos tutelles scientifiques et des collectivités territoriales qui ont aidé à bâtir le GANIL, nous allons revenir sur l’œuvre des pionniers, les grandes étapes mais aussi donner la parole à des compétiteurs du monde entier. Et, bien sûr, nous verrons ce que sera GANIL 2015.”
A l’échelle de l’infiniment petit, l’année 1983 est encore toute proche. ” C’était une période très intense. ” Aujourd’hui directeur général de l’école nationale supérieure d’ingénieurs ENSICAEN (depuis 2004), le physicien de formation Daniel Guerreau a toujours en mémoire ses souvenirs du début des années 80 au GANIL. Une maison qu’il va même diriger pendant cinq ans (de 1995 à 2000). ” Ce genre d’événement n’arrive pas souvent dans la vie d’un chercheur. La communauté scientifique était très mobilisée. A l’automne 1982, j’apprends que mon expérience allait être la première à être réalisée sur l’équipement. C’était un honneur, une grande responsabilité et une joie. C’était important, il fallait prouver que l’outil était utile et performant. C’était une grande aventure technique et scientifique. ” C’est chose faite.
Au meilleur niveau mondial
Vingt-cinq ans plus tard, le GANIL continue toujours ses travaux. Dans les bureaux des chercheurs, l’année 1983 reste une date importante. ” C’est vraiment un jalon dans l’histoire de l’équipement, souligne Patricia Roussel-Chomaz, physicienne et coordinateur scientifique au GANIL. La machine a bien vieilli et reste au meilleur niveau dans la concurrence internationale. “ Avec les années, de nouveaux équipements ont été mis en route. ” Aujourd’hui, le focus s’est déplacé sur l’étude des noyaux exotiques , ce qui n’était pas forcément prévu au départ. Il y a toujours des surprises dans la recherche “, ajoute la physicienne.
” Au monde, nous sommes l’installation la mieux équipée pour les expériences. On a ici toute la palette de détection “, ajoute Stéphane Grévy, physicien d’accueil. Le GANIL poursuit son chemin, un chemin de plus en plus européen et mondial : 40 % des physiciens qui utilisent les équipements sont étrangers. Une machine qui, en 1983, s’installait, avec succès, dans la grande cour de la recherche mondiale.
Les 6 et 7 novembre
Pendant deux jours (les jeudi 6 et vendredi 7 novembre) au Centre des Congrès, le GANIL va remonter dans ses souvenirs et se projeter dans le futur. Tous les anciens directeurs, ingénieurs et techniciens vont ainsi pouvoir revenir et assister au colloque où seront évoqués les résultats obtenus sur les installations qu’ils ont bien connues. La physique actuelle sera bien sûr au programme de ces journées anniversaire tout comme les perspectives du grand équipement national avec Spiral 2.
Sydney Gales
Directeur du GANIL
Tél. : 02 31 45 46 47
Daniel Guerreau
Directeur de l’ENSICAEN
Tél. : 02 31 45 27 91
Patricia Roussel-Chomaz
Physicienne et coordinateur scientifique au GANIL
Tél. : 02 31 45 55 56
Stéphane Grévy
Physicien d’accueil au GANIL
Tél. : 02 31 45 47 01




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