TÉMOIGNAGE : Granvilmer « convertir une charge en recette »

La coopérative de pêcheurs Granvilmer traite chaque année autour de 3 000 tonnes de coquilles Saint-Jacques et de pétoncles dans son usine de décorticage de Bréville-sur-Mer. Une fois les noix séparées mécaniquement de leurs coquilles, il leur reste encore sur les bras entre 2 000 à 2 500 tonnes de coquilles vides.

Un coproduit aujourd’hui sans débouché et qui pèse lourd dans les comptes. « Nous payons cher l’enlèvement et le transport de ces coquilles qui partent en déchetterie ou sont réutilisées parfois en amendement agricole calcaire. Ce débouché agricole n’est toutefois pas encore structuré et fait l’objet d’une étude parallèle de la part de Normandie Fraîcheur Mer », indique Yves Bertin, directeur de Granvilmer.

Pour ce dernier, l’enjeu du programme de recherche VECOP est avant tout économique. En clair, « convertir ce qui est aujourd’hui une charge en une recette. » A ce stade expérimental, Granvilmer doit livrer chaque année 60 m3 de coquilles Saint-Jacques et autant de pétoncles. Soit 60 tonnes pour 6 bennes. « Et beaucoup de temps administratif passé pour un si petit volume. Mais nous jouons le jeu, sachant que si VECOP trouve sa pertinence technique et économique, cela profitera à l’ensemble des acteurs de la filière coquillière de Basse-Normandie. »

Partager cet article sur

Facebook

Les commentaire sont fermés.