L’innovation « booste » la filière logistique

ouverture_Petit_dejeuner_Logistique.jpgNouvelles technologies capables d’optimiser la traçabilité, de diminuer les consommations énergétiques ou de fiabiliser les processus industriels dans la filière logistique : le petit déjeuner organisé, en juin, par Synergia a apporté des éclairages nouveaux.

La logistique est désormais une filière « poids lourd » de l’économie régionale. Rassemblée au sein de la Fédération des Clubs Logistique de Basse-Normandie (FCL-BN), la profession est désormais représentée dans les instances régionales et mobilisée sur des projets innovants.
A ce titre, elle peut compter sur l’accompagnement du CNRT Matériaux, soutenue par la Région Basse-
Normandie et la DIRECCTE de Basse-Normandie qui favorisent l’intégration des technologies dans les PME régionales. « L’action Technologies Clés (Connexions N°34) en Basse-Normandie a déjà identifié la radio-identification ou RFID (Radio Frequency IDentification), les capteurs électroniques et la vision industrielle pour leur capacité à impacter fortement la productivité dans les activités de transport et de logistique », explique Christian Van Puyvelde, Chef adjoint du Développement Industriel de la DIRECCTE. Des innovations que la FCL-BN avait repérées aussi de son côté.

« Prêts pour la RFID »

Dans le Pays d’Auge, Balogh SA développe, depuis des années, des systèmes d’identification (RFID), notamment destinés à la gestion de production et à la logistique industrielle. « Lire et écrire des informations sur des étiquêtes RFID, grâce aux radios fréquences, va optimiser la traçabilité : gestion de flotte de véhicules, localisation de chariot ou de palettes dans les entrepôts », explique Michel Paschutine. Sur ce point, Romain Noyon, directeur logistique à Mondeville a apporté son témoignage : « Nous sommes prêts pour le RFID, mais pour des circuits courts (incluant le retour des puces spéciales), car leur coût est élevés. Les étiquettes avec des codes à barres suffisent aujourd’hui. »
Au doigt et à l’œil. « Grâce aux applications de la vision artificielle, il est possible de contrôler (inspection de routes) et d’identifier (sécurité), de gérer des flux (tri de pièces) et de faciliter le guidage (robots intelligents) », souligne Xavier Savin, directeur de Visionic. Les industries pétrolière, nucléaire ou pharmaceutique ont déjà recours à cette technologie. « Il faut créer les conditions (normaliser les flux, notamment) pour favoriser son intégration dans les PME de la filière logistique ». Dans un contexte où le prix des énergies (gaz et pétrole) fluctuent, les chefs d’entreprises pensent aux économies d’énergie. « Au regard de la taille des entrepôts dédiés à la logistique, nous avons développé des capteurs capables de réduire la facture de 10%… », annoncent Patrick Kauffmann et Alain Josse, d’Enerdis (groupe Chauvin-Arnoux). Des économies qu’il est possible de faire également en contrôlant la consommation des véhicules, « grâce à des capteurs qui vérifient les niveaux du carburant dans les réservoirs et signalent les baisses anormales des réserves », souligne Christophe Verdier Responsable SCM pour l’entreprise bretonne IJINUS. Le rebond économique attendu devrait « booster » l’intégration des innovation dans les activités logistiques.

Kauffmann.jpg Patrick Kauffmann
Josse.jpg Alain Josse
Enerdis
Paschutine_1.jpg Michel Paschutine
Balogh SA
Savin_1.jpg Xavier Savin
Visionic
Verdier_1.jpg Christophe Verdier
IJINUS
Noyon.jpg Romain Noyon
Noyon Logistique






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